Les Vadrouilleurs, Guilde marchande des Royaumes, Flotte commerciale

Forum annexe des Royaumes Renaissants
 
AccueilCalendrierGalerieFAQRechercherMembresGroupesS'enregistrerConnexion

Poster un nouveau sujet   Ce sujet est verrouillé, vous ne pouvez pas éditer les messages ou faire de réponses.Partagez | 
 

 [RP] La Franche-Comté pleure une mère

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Bastian.

avatar

Messages : 206
Date d'inscription : 24/05/2013

MessageSujet: [RP] La Franche-Comté pleure une mère   Lun 7 Sep - 15:30

HRP : il s'agit du rp que j'ai lancé sur le forum 2 en FC.
Lien ici : http://forum2.lesroyaumes.com/viewtopic.php?t=815833

*********************************************

La main tremblait à chacun des mots qui s'étalait sur le vélin, l'obligeant parfois à rouler en boule le bout de papier et de recommencer, ce qui semblait être une véritable torture. Ce courrier, n'importe qui d'autres aurait pu le rédiger, mais l'Impérial se devait de le faire lui-même, à la fois pour annoncer la fin d'une grande femme, mais surtout, pour laisser exprimer l'immense chagrin sous lequel son palpitant était noyé. 
Il s'était enfermé dans son bureau à Villersexel, pour s'isoler du reste du monde, tenant de soulager sa peine en laissant des verres de whiskey annihiler le reste de conscience et de raison en lui, et pourtant, même ainsi, l'Ormerach ne pouvait échapper à la vision de ce sourire sur le visage deLysiane

Crier, pleurer, se laisser tomber sur le sol, il aurait voulu faire ce que toute personne aurait fait à sa place, mais Bastian avait grandi, il n'était plus cet enfant de sept printemps qui pleurait à flot la mort de son père Goclad. Il n'était plus cet enfant muet qui se renfermait sur lui en renflouant ses sentiments. Les années écoulées firent de lui non seulement un homme, mais également un père responsable pour son fils Lothar. Alors, sans réfléchir, il laissa parler son coeur meurtri écrire pour lui l'annonce du décès de la matriarche des Ormerach.
 


Citation:





De nous, Bastian d'Ormerach von Dumb, Prince Impérial consort, Comte de Kattern, Vicomte de Villersexel, Seigneur de Rouge-terre et de Monheurt, 
Aux membres du Parlement, 
À vous, Enora de Réaumont Kado'ch, Comtesse de Franche-Comté
 

Nous prenons la plume pour vous faire part du décès de notre Mère, Lysiane d'Ormerach, Comtesse de Morez et de Morteau. Dans la nuit du 6 au 7 septembre, son combat contre une longue maladie a pris fin en rendant son dernier souffle. 

Comtesse de Franche-Comté, mairesse de Dole à plusieurs reprises, la Franche-Comté ne perd pas seulement une grande femme politique, elle perd également la grande aventurière en quête de l'Abaque. 
N'oublions pas non plus la femme douce, généreuse, souriante qu'elle était. 

Aujourd'hui, la Franche-Comté pleure une mère... 

Bien à vous, 

À Dole le 7 septembre MCDLXIII
 

Le courrier relut, Bastian y déposa ensuite son scel, tandis qu'une larme qui coulait le long de sa joue vint s'écraser sur le pli. Il ne resta plus qu'à le confier à un messager pour le faire porter au plus vite au conseil comtal tandis que lui, il resterait seul dans son coin pour le reste de la journée

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Roseau
Cofondateur
avatar

Messages : 3711
Date d'inscription : 22/09/2011

MessageSujet: Re: [RP] La Franche-Comté pleure une mère   Lun 7 Sep - 16:33

(hrp: je ne ferais pas de rp en Provence.
Personnellement je préfére que ça reste en famille à la guilde.
Trop de jaloux et idiots seraient capables de venir pourrir ce rp.
On a pas besoin de ces cons.
Ceux qui voudront venir en la chapelle et que je suis sure ,je leur donnerais accès)

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Bastian.

avatar

Messages : 206
Date d'inscription : 24/05/2013

MessageSujet: Re: [RP] La Franche-Comté pleure une mère   Lun 7 Sep - 21:08

(Pas de souci Roseau, je vais retranscrire les post du rp ici en tout cas)

******************************************

--Yselda.de.sparte.. a écrit:
Il n’y avait pas que la Franche-Comté qui pleurait une mère, il avait mon Mal-aimé. De mon cœur de pierre, j’aurai pu me moquer de son ressenti. En égoïste averti, j’aurai su passer à côté, ne pas même le regarder. Après tout, il le méritait surement, il était si abject avec moi.
Non ?
Peut-être pas si infâme au final.
J’étais resté loin de tout ça, à vrai dire, je ne savais ni quoi penser sur cette mère que je n’avais jamais ni vu ni connu. Qui n’était pas même venu à nos noces. Surement devait-elle me détester comme le monde entier mis à part mes 2 frères et Night.
Ni quoi dire à cet époux avec qui je passais plus de temps à me chamailler que jouer d’une relation d’amoureux transit.
La journée était passée quand le soleil déclina derrière le versant d’une colline du domaine de Villersexel. Il était l’heure.
Le bruit de mes pas, le frôlement des lourds tissus de robe avaient du l’avertir de ma présence. L’Ormerach pourtant ne bougea pas, paralysé tant par la douleur que par la boisson.

- Venez manger Bastian, nous vous attendons.

Au vu des verres amoncelés, un estomac vide plein de liquide ne permettrait pas à un homme aussi robuste, soit-il de tenir bien longtemps encore.

- Grine va vous attendre.

Orphelin aujourd’hui, il ne devait pas moins en oublier son rôle présent de père. Un tintement retendit quand ma main surmontée de mes nombreuses bagues se posa sur sa joue. Un geste de faiblesse dont il ne devrait certainement pas s’habituer. Dans ce face-à-face de regard, le gris contre le brun, nos visages étaient aussi proches que mon ton de voix descendit.
Je lui promis :

- Si nous avons une fille, nous l’appellerons Lysiane.

Une femme qui cherche le bâton pour ce faire battre ? Non ! Juste une épouse finalement plus attentionnée qu’elle n’y parait.

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Uriel

avatar

Messages : 810
Date d'inscription : 13/09/2012

MessageSujet: Re: [RP] La Franche-Comté pleure une mère   Mar 8 Sep - 10:08

L'homme avait également reçu la nouvelle, bien qu'il savait qu'une telle chose allait se produire, hélas davantage tôt que tard. Il avait également écrit à la Franc-Comtesse pour lui signaler ce fait.

Lorsqu'il quitta Lysiane, à Marseille, il sut que c'était pour toujours, son ancienne formation de médecin ne le trompant pas. Le voyageur avait embrassé son amie et y avait mis tout l'Amour qu'il ressentait pour elle ; à ce moment, il avait su qu'il devait accompagner Bastian en Franche-Comté pour l'aider à surmonter cette épreuve même si le jeune homme n'en savait rien pour l'instant.

Un peu avant sa transfiguration, il percevait ces signes et prémonitions, qui étaient tant une bénédiction qu'une malédiction. Serrant dans la main son dernier courrier ...


Citation :

...
...

Gardes Foi en Dieu mais méfies-toi des faux prophètes,
Nous nous reverrons très vite, en ce monde - n'aie crainte - mais mille fois hélas, notre prochaine rencontre se fera pour nous deux sous l'égide du chagrin, j'en suis désolé.

Que le Destin soit avec toi généreux,
Car ainsi passe la Gloire du Monde,


Maximin

... il se mit en quête du jeune Ormerach von Dumb.

Interrogeant, à gauche, à droite, il parvint à savoir que le Comte se trouvait Villersexel. Il fallait s'y rendre ... dont acte.

Le mystique avait l'habitude de ces lieux, de ces châteaux, lui qui les avait bien connu, avant. Il savait reconnaître tout ce faste qui était lié à la noblesse, mais il avait délaissé ce monde au profit de la simplicité.

Enfin arrivé aux portes du Castel, il se fit annoncer, pour ce qu'il était aujourd'hui :



Faites mander Bastian d'Ormerach ... je suis Uriel de Réaumont Kado'ch.
Dites-lui qu'"Ainsi passe la Gloire du Monde", il saura qui je suis.



L'ancien Duc et Cardinal avait beaucoup changé, tant physiquement que mentalement, il possédait toujours cette compassion mais avait acquis cette fermeté et ce détachement qui lui manquaient avant. L'on ne transcendait pas la mort sans y laisser quelques plumes ...

Bien décidé à sortir l'Impérial de son marasme, il se devait de faire cela, tant pour Lysiane que Goclad ...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Bastian.

avatar

Messages : 206
Date d'inscription : 24/05/2013

MessageSujet: Re: [RP] La Franche-Comté pleure une mère   Mer 9 Sep - 7:50

De ses ébènes perdus, l’Ormerach était affalé au fond de son fauteuil, repassant dans sa tête le film de sa vie avec ses moments entre mère et fils. Car lorsque la mort vient vous prendre un être cher, elle laisse derrière elle le sentiment de regret afin d’intensifier la douleur que le cœur humain portera jusqu’à son dernier battement. Aucun remède pour guérir de ce mal, même le temps ne peut soigner les cicatrices, le temps n’est qu’un baume qui soulagera l’homme de ses blessures.

Pourquoi le sort s’acharnait-il ainsi contre les siens ? Harmonie, Louis Arthur, Mère. À qui le tour ? Bastian pouvait se poser la question, la guerre était toujours présente non loin du domaine, du sang coulait encore sur le champ de bataille alors que les âmes rejoignaient le Très-Haut pour le jugement dernier.
Était-ce un châtiment divin ? Il était possible que le Très-Haut agisse ainsi pour nous punir de nos actes, nous, les hommes, qui se sont éloigné du chemin de paix et de vertus. Après tout, n’est-ce pas le rôle d’un père de punir ses enfants pas sages ?

Une voix vint le sortir de sa léthargie, son épouse face à lui qui tentait de le remettre en selle, où de l’achever dans une énième chamaillerie. Il n’avait pas la force de jouer à ce petit jeu. Et pourtant, les intentions de la Sparte semblaient bien différentes. Cet élan de tendresse dans cette simple caresse, ces lèvres chaudes qui viennent souffler non loin de son visage, cette promesse en signe d’espoir. Il acquiesça et se leva tant bien que mal, alors que les breuvages ingurgités finirent par l’achever de maux de tête violents. À son bras, il marcha tant bien que mal pour rejoindre leur fille dans la salle à manger, elle qui verrait pour la première fois, un père dans un pitoyable état.

À la descente des escaliers, un garde s’approcha du couple princier pour les avertir de la présence d’un inconnu.


- Il dit s’appeler Uriel de Réaumont Kado’ch, Altesse.
- Je ne connais point d’Uriel… Renvoyez-le, je n’ai pas la tête aux visites aujourd’hui.
- Il a dit aussi un truc comme « Ainsi passe la gloire du monde ». Que vous sauriez reconnaître son identité.

Ces mots, il ne les avait jamais entendus, non. Il les avait lus, étalés sur une missive lors de sa correspondance avec Maximin. Une lettre au ton d’un « au revoir » voir même d’un « adieu ». Une lettre pleine de mystère. Un mystère qu’il saurait lever s’il s’agissait bien de lui.

Qu’on le fasse entrer, qu’on lui prépare une chambre et qu’on lui rajoute un couvert à notre table.

Les consignes étaient données, Bastian restait au milieu du hall, devant l’immense porte d’entrée, collé à son Impérieuse qui ne devait pas réellement comprendre pourquoi il offrait la charité à un inconnu. Après tout, le domaine était en deuil aujourd’hui.

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Uriel

avatar

Messages : 810
Date d'inscription : 13/09/2012

MessageSujet: Re: [RP] La Franche-Comté pleure une mère   Mer 9 Sep - 14:05

En l'attente, le voyageur se plongea dans une forme de concentration particulière, effaçant pour un temps le monde extérieur ; une forme de méditation qu'il avait appris auprès de ces orientaux à la peau presque jaune, croisés lors de ses périples. Il se remémora le jeune Bastian, qui apprenait la navigation, lors de leur première traversée de la méditerranée.

Les pas du garde s'approchant de lui le firent rattraper la réalité et le décor, qui semblait être entièrement peint de nuances de gris, s'illumina des couleurs qu'il possédait réellement.
Il pénétra dans le hall, percevant la lourde atmosphère des lieux. Ainsi ce devait être là l'épouse de Bastian, héritière des Sparte ... oui ... elle possédait quelques traits d'Hadrien-Marcus, lorsqu'il était encore adolescent ... Uriel se rappela avoir célébré une messe de la mémoire pour le père de celui qui était à l'époque, Prince de Dinant.

Dame ... dit-il.

Point de titres, ni de courbettes ; il n'avait que faire des charges et autres possessions terrestres, noblesse ou encore bourgeoisie. Son attention se reporta rapidement sur le jeune d'Ormerach, les traits tirés, les yeux bouffis de chagrin ... quoi de plus légitime, après tout.

Le transfiguré avait gardé sa simplicité acquise et si il n'arborait aucune signe d'appartenance nobiliaire ou religieuse, son port était celui d'un homme qui avait bien connu ces salons qu'ils furent impériaux, royaux ou papaux ... d'Alveran à Beatriz, de Raboude à Eusasias, de Jade à Innocent ... ; pour l'occasion il avait choisi des vêtements de qualité, bien que dépourvus de fioriture.
De Maximin à Uriel, rien n'avait changé, hormis le nom, mais le but n'était plus le même ...

Fixant le regard du jeune homme au travers de ses bésicles, il s'approcha enfin de lui.


Bastian ... mon pauvre ami.
Nos retrouvailles se font hélas sous l'égide du chagrin.

Je suis venu dès que j'ai appris, t'apporter mon soutien moral et inconditionnel.


Il n'aborda en aucune sorte le volet religieux, Dieu avait déjà fait son choix, rien ne servait de se perdre en considérations hypothétiques dont le seul but était de rassurer les vivants.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Bastian.

avatar

Messages : 206
Date d'inscription : 24/05/2013

MessageSujet: Re: [RP] La Franche-Comté pleure une mère   Ven 11 Sep - 2:52

Leif_von_dumb a écrit:
Citation :
Le monde a perdu une personne importante et digne d'exister, j'envoie mon courage et ma bienveillance à la famille et aux proches d'une grande Dame.
Nous espérons que la Franche-Comté lui fasse un monument pour ne pas oublier son existence.

Mes respects et mes plus sincères condoléances à la famille.

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Bastian.

avatar

Messages : 206
Date d'inscription : 24/05/2013

MessageSujet: Re: [RP] La Franche-Comté pleure une mère   Ven 11 Sep - 2:53

--Yselda.de.sparte.. a écrit:
L’homme avait réussi à me mettre mal à l’aise chez moi. Son attitude, sa voix et ses paroles, un tout qui faisait que je me sentais étrangère en ma demeure.
En fait, c’était une aura, comme si quant il était dans une pièce le reste autour de lui n’était plus, ou n’était que de moindre importance. Moi, l’Impérieuse, y compris.


- Messire. Dis-je avec détachement du fait de la surprise de cette nouvelle émotion.
Mon regard gris scrutait les réactions de l’Ormerach, j’étais en attente de réponses silencieuses.


Comme cela est étrange, alors qu’il en fallait pourtant plus pour me décontenancer d’habitude. Seulement voilà, aujourd’hui n’était pas un jour de d’habitude et cet homme n’était pas un n’importe quel homme.
J’aurais pu dire : Voulez-vous que je vous laisse ? Mais j’aurais laissé le choix de décision et cette action restait quand même au-dessus de mes moyens, aussi :


- Je vous attends dans la salle à manger.

Et puis, la phrase valait pour les deux hommes.
Vérifiant qu’il ne vacille pas en même temps, je lâchais le bras de mon époux. Ils sauraient nous retrouver, notre fille adoptive et moi, quand ils le voudraient.

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Bastian.

avatar

Messages : 206
Date d'inscription : 24/05/2013

MessageSujet: Re: [RP] La Franche-Comté pleure une mère   Jeu 17 Sep - 14:25

Imladris a écrit:
Imladris avait de nombreuses affaires à régler et pris le temps de s'occuper de quelques choses qu'il n'avait pas eu l'occasion de faire.


Citation :

De Nous, Imladris van Ansel, comte princier de Katzenelnbogen, comte de Voiteur, seigneur de Charency,
A la famille d'Ormerach, 

C'est avec tristesse que nous avons appris du fond de notre retraite le décès de Sa Grandeur Lysiane d'Ormerach.

Nous avons eu la chance et le plaisir de travailler avec elle. Je ne cache pas non plus que nous avons quelques conflits politiques avec feue Sa Grandeur mais cela n'entache en rien la grande dame qu'elle a été et qui le restera.

Elle a accomplit beaucoup de choses tout comme ses parents avant elle et je ne doute pas qu'elle sera un exemple à suivre au sein de votre famille.

C'est avec sincerité que je me joins à votre deuil et pleurerai la perte d'une vieille amie.

Cordialement
Imladris van Ansel



PS : nous vous prions de nous excuser pour les délais que prendra ce courrier pour vous répondre.

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Bastian.

avatar

Messages : 206
Date d'inscription : 24/05/2013

MessageSujet: Re: [RP] La Franche-Comté pleure une mère   Jeu 17 Sep - 14:26

Riese a écrit:
Après avoir fait part de sa tristesse en qualité de Franc Maréchal, elle prit le temps d'écrire un mot pour le fils d'une personne qui avait montré la voie pour de nombreux Comtois. Elle l'avait connue et toujours eu de très bons rapports avec elle. Une grande tristesse lui serra le coeur.

Citation :
De nous, Riese Adams de Mélincour, Vicomtesse de Gendrey, Dame de Vescemont,
A vous, Bastian d'Ormerach von Dumb, Prince Impérial consort, Comte de Kattern, Vicomte de Villersexel, Seigneur de Rouge-terre et de Monheurt,


Salutations respectueuses,


    C'est avec une immense tristesse que nous avons appris le décès de votre mère par vous-même lorsque vous avez demandé l'ouverture de son testament. Je vous présente donc de manière plus personnelle mes sincères condoléances pour cette perte sans nom que vous venez de subir. 
    Votre mère était pour moi une grande dame de la Franche Comté.
    Elle avait, comme votre Père, contribué à aider cette Province sans rechigner à la tâche. Elle s'est dévouée corps et âme dans ces travaux. J'ai eu la chance et le plaisir de la côtoyer et de toujours apprécier ces petits moments.

    La Franche-Comté est encore une fois endeuillée de la perte d'un de ces nobles qui a contribué à sa Gloire. 

    Toutes mes pensées vont vers vous et les membres de votre famille. Je vous représente mes condoléances en espérant que votre peine sera moins douloureuse avec le temps.

    Cordialement.




_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Bastian.

avatar

Messages : 206
Date d'inscription : 24/05/2013

MessageSujet: Re: [RP] La Franche-Comté pleure une mère   Jeu 17 Sep - 14:26

Spagnolo a écrit:
Citation :
De Nous Spagnolo de Monmouth
A vous, Bastian d'Ormerach von Dumb, Prince Impérial consort, Comte de Kattern, Vicomte de Villersexel, Seigneur de Rouge-terre et de Monheurt,



    Par la présente votre Altesse je vous fais part de mes plus sincères condoléances pour le décès de  vôtre mère Lysiane d'Ormerach, je ne peux savoir la douleur que vous éprouvez en ce moment, mais veuillez s'il vous plaît me croire lorsque je vous assure compatir en votre douleur. Je ne la connaissait pas personnellement et je ne l'avais même jamais côtoyé faute d'être arrivé trop tard en FC, cependant il ne faut pas être érudit pour savoir que vôtre mère était une grande femme. Je pleure son décès comme tout Franc-comtois en ce moment je présume .


Cordialement


_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Bastian.

avatar

Messages : 206
Date d'inscription : 24/05/2013

MessageSujet: Re: [RP] La Franche-Comté pleure une mère   Jeu 17 Sep - 14:27

Debenja a écrit:
Citation :
De nous, Debenja von Riddermark, Comte de Villers Buzon, Seigneur d'Hotton, Héraut de Franche Comté.
A vous, Bastian d'Ormerach von Dumb, Prince Impérial consort, Comte de Kattern, Vicomte de Villersexel, Seigneur de Rouge-terre et de Monheurt,


Nous avons été très émus d'apprendre la disparition de votre mère,

Recevez nos pensées les plus affectueuses, et sachez que nous sommes à vos côtés dans cette épreuve.

C'est un réconfort de penser que, dans son sommeil, elle va désormais connaître le repos.

J'ai eu l'occasion de côtoyer votre mère tant sur le plan politique que personnel lorsque mon épouse et moi étions gérants des terres de Melecey. Votre mère était l'une des personnes les plus sages avec qui j'ai eu l'occasion de travailler. Nous leur devons beaucoup, comme feu votre père et feu votre grand père, ils ont été des moteurs pour la Franche Comté.

Toutes nos condoléances à la famille d'Omerach.

Pour la famille von Riddermark




_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Bastian.

avatar

Messages : 206
Date d'inscription : 24/05/2013

MessageSujet: Re: [RP] La Franche-Comté pleure une mère   Jeu 17 Sep - 14:27

dina_ a écrit:
Mais où sont-ils ? 
Je vous interdis de toucher à mes affaires !!!


La brune eut beau chercher, impossible de retrouver ses sceaux. 
Et voilà ! A force de déménager, on finissait par oublier bien des choses derrière soi.
Bruges était bien trop loin pour y envoyer quelqu'un. 
Puis ça servait à quoi un sceau ? 

Citation :
De Nous, Dina Galli de la Fiole Ebréchée, Vicomtesse de Comines et de Giromagny, Dame de Combeaufontaine,
A vous, Bastian d'Ormerach von Dumb, Prince Impérial consort, Comte de Kattern, Vicomte de Villersexel, Seigneur de Rouge-terre et de Monheurt, 

C'est avec une immense tristesse que nous avons appris le décès de la grande dame que fut votre mère. Nous l'avons longtemps côtoyée et n'avons jamais retrouvé ce calme, cette façon de désamorcer les conflits au sein des conseils qui se sont succédé au fil des années. Elle a été et restera pour nous un exemple à suivre. Nous étions restés en contact malgré la distance. Lors de notre séjour en Flandres nous pûmes enfin la remercier en devenant la capitaine de la Perle Comtoise et quel ne fut notre étonnement lorsqu'elle nous fit cadeau de la somme qu'avait rapporté la vente de ce bateau. 
 
Veuillez recevoir nos plus sincères condoléances

Cordialement

Dina Galli de la Fiole Ebréchée

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Bastian.

avatar

Messages : 206
Date d'inscription : 24/05/2013

MessageSujet: Re: [RP] La Franche-Comté pleure une mère   Jeu 17 Sep - 14:27

Je…

Dans l’esprit du vicomte de Villersexel, tout semblaient s’emmêler, des nœuds interminables que l’on ne pourrait défaire sans patience et du temps. Il s’agissait de la première rencontre entre cet homme mystérieux et l’Ormerach. La tenue vestimentaire de Maximin était loin d’être celle du voyageur qui entreprit les péripéties en orient à la découverte de l’abaque. De même qu’il ne s’agissait pas d’une tenue commune qu’il portait généralement à la guilde des Vadrouilleurs. Au final, c’est comme si après des années à ses côtés, il était face à un inconnu.

Je ne comprends pas… Pourquoi ce nom ? Tu es Maximin ou Uriel ? Qui es-tu au final ?

D’un long soupir, il vit sa moitié s’éloigner dans le salon, laissant les deux hommes tranquillement dans leur retrouvaille. Et de la tranquillité, ils en auraient besoin pour se livrer. Il passa sa main sur son visage, la migraine qui ne s’estompait pas provoquait plusieurs douleurs chez l’Ormerach. Un peu comme si quelqu'un venait fracasser son crâne contre un mur.

Tu le savais, n’est-ce pas ? Il marqua une petite pause avant de reprendre. Ton courrier, il parlait de force, de courage pour surmonter les épreuves. Tu voulais me transmettre un message à travers ce courrier…

Les ébènes fixèrent l’homme en face de lui.

Tu savais qu’elle était mourante ? Elle t’avait mis dans la confidence du mal qui la rongeait ? Je…

Profonde respiration de Bastian, tant de questions sans réponses qui n’aidaient surement pas le jeune homme à aller mieux.

Viens... Allons manger et raconte-moi tout. Plus de secret, je veux tout connaitre.

D’un signe de main, l’homme de la maison invita son ami jusqu’à la salle à manger où se trouvait son épouse Yselda, mais également leur fille Grine.

[hrp]HRP : les réponses aux courriers seront envoyées plus tard dans le rp. Merci.[/hrp]

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Uriel

avatar

Messages : 810
Date d'inscription : 13/09/2012

MessageSujet: Re: [RP] La Franche-Comté pleure une mère   Ven 18 Sep - 11:53

Le Mystique avait bien conscience que son comportement n'aidait en rien l'Impérial. Cette incompréhension était néanmoins nécessaire à une perception plus avancée de certaines réalités.
Il était temps de lui en dire plus, d'une part cela lui ferait penser à autre chose et d'autre part il saisirait ainsi un peu mieux le contenu de sa dernière missive, si mystérieuse.

Le Maximin qu'il avait connu alors qu'il était enfant était un homme qui marchait entre deux mondes, l'esprit recouvert de brume, posant tantôt un pas dans la réalité, puis l'autre dans la folie présumée. Mais au fur et à mesure des années, les nuages se dissipèrent lentement, tel le brouillard cédant la place au soleil par un frais matin de novembre.


C'est une longue histoire, Bastian.
Tu me connais depuis que tu es enfant, n'est-ce pas ... depuis que je vous ai rejoint, à Alexandrie ; il se trouve, qu'à l'époque, l'inconnu qui fut recueilli par ta mère avait perdu une grande partie de sa mémoire ... à part quelques bribes et un prénom. Ensuite, il n'a jamais été fait mention de mon passé ; Lysiane a accepté ma première phrase et ne m'a jamais posé de question, mais au fond de son coeur, elle savait.

Ce que je m'apprête à partager avec toi est une forme de legs, un héritage de la confiance qu'elle m'a porté et et je le ferai sans orgueil et sans secret aucun. Aussi incroyable et presque aberrant que soit ce récit, tu en feras ce que tu en souhaiteras.

Il y a bien des années, je portais ce nom : "Uriel", j'étais noble et clerc, décoré de nombreuses médailles et arborant moult titres, accumulant charges et responsabilités, m'élevant au plus haut des marches du clergé et de certaines assemblées temporelles. Malgré mes origines familiales élevées et ma charge cardinalice, je n'en oubliai jamais mes débuts modestes et restai toujours près du peuple, à son écoute et tentant d'agir pour son bien. Je fus malgré cela appelé en de nombreux châteaux et palais, chez des Rois et des Empereurs ... même chez le Pape en personne ... tentant de désamorcer des crises ou de faire avancer l'humanité vers son salut ...
Homme de conviction, parfois naïf et surtout utopiste, beaucoup m'adulaient comme un saint vivant, voyant en moi un espoir à beaucoup de leurs maux, qu'ils furent physiques ou spirituels. J'étais, pour beaucoup, cette lumière qui luit dans la nuit, lorsque toutes les autres s'éteignent.

Mais tout a un prix, Bastian, et au fur et à mesure que je découvrais ce qu'était le Monde, au plus je me rendais compte que la plupart des personnes qui avaient le réel pouvoir de faire changer les choses n'en faisaient rien et que de nombreuses choses n'étaient qu'une façade et transpirait d'hypocrisie. De la Noblesse à la Curie, des conseils comtaux ou ducaux aux assemblées ... beaucoup, à leur mesure, ne cherchent que le pouvoir et la notoriété ...


... un instant, il fut comme absent, ses yeux bleus revivant certaines scènes du passé ... le regard perdu dans le vide ...

... Gloire et Fortune, voilà tout ce qui les intéresse ; peu importe que leur âme soit en guenilles pourvu que leur corps se drape de soie cousue d'or fin ...

... puis l'étincelle de la vie le regagna et il cligna rapidement des yeux comme il revenait à la réalité ...

... c'est à cette époque que je rencontrai ta mère pour la première fois. Quant à ton père, je l'avais déjà rencontré depuis longtemps à Pontarlier, il n'était qu'un jeune homme, l'endroit s'appelait "Aux amis réunis", si je me souviens bien. Quelle épopée ...
Ainsi donc, Lysiane se joignit à moi, mandaté par le Pape et l'Impératrice Adala pour tenter de trouver le Testament d'Aristote. La guilde mit à ma disposition bateaux et moyens ; mais tandis que nous progressions,  la nature humaine reprenait ses droits et beaucoup de personnes, qui me devaient tant de services, me tournaient le dos, espérant s'accaparer l'objet tant convoité ...

Bien que nous ne fûmes pas ceux qui le déterrèrent, je parvins à voir l'objet, à en percevoir sa Nature et son Pouvoir, à l'étudier et à en ramener une copie, et bien que je fus le seul clerc aristotélicien romain à jamais avoir pu poser les yeux dessus, l'Eglise le déclara comme faux. Quant au Pape, il voulut m'envoyer faire les guerre à - dit-il - "ces pêcheurs incultes" ... ce que je refusais catégoriquement, bien sûr. Le "Lieutenant de Dieu sur Terre" me prouvait ainsi que tous mes soupçons sur l'Eglise étaient fondés, que beaucoup de clercs avaient oublié les écrits de Christos et avaient cédé aux vices les plus vils instillés par l'Ombre.

Je pris alors conscience que ma vie et mon combat n'avaient pas servi à grand chose, que tout ce pseudo-pouvoir n'était rien car je ne pouvais absolument rien changer, tout Cardinal et Duc que j'étais.
Englué dans ce carcan d'obligations et de contraintes, j'implorai alors Dieu de m'aider à m'en libérer ...

... ce qu'Il fit, mais pas sans avoir testé ma Foi ...


Il marqua une courte pause, ces moments étant pénibles à revivre ...

Je contractai alors la lèpre, tandis que je voyais le monde sombrer dans le chaos de la guerre et de la misère, tout ce pourquoi je m'étais toujours battu s'effondrait ... puis vint ce rêve, m'enjoignant de partir dans le désert, pour y trouver ma finalité et rencontrer mon destin. J'abandonnai alors charges, titres, distinctions et fortune et fit mes adieux au Monde ... et si confiant en ma future mort, je fis expédier un squelette à Rome, afin que les choses ne traînent pas six mois et qu'enfin, cette page se tourne ...

Pourtant, jamais je ne perdis foi dans le Créateur.


Uriel/Maximin hésita un instant à poursuivre ...

Enfin, perdu dans le désert, la tempête et l'orage, j'imagine que je succombai ... et à mon réveil ... j'étais Maximin ... un corps sans navrure, un esprit vierge ... pourtant ... rapidement ... je me rendis compte que je savais sans avoir jamais étudié, que je pouvais faire sans avoir jamais pratiqué ... chaque jour, de nouveaux souvenirs venaient dans mon esprit ... un nom ...

C'est à ce moment que nous nous sommes rencontrés, toi et moi ... pendant des mois, des années, j'ai cru que j'étais fou ... et aujourd'hui encore, je ne sais avec totale certitude si je suis moi - du moins ai-je fini par m'en persuader. Dans l'entrefaite, j'ai fait d'autres voyages, je suis parti dans l'Orient Mystérieux, j'ai rencontré des personnes d'une sagesse bien supérieure à la nôtre ...
Tu vois, ainsi ,c'est à ta mère, à sa gentillesse et à sa générosité que je dois d'être toujours là aujourd'hui.


Ils avaient avancé lentement, et étaient arrivés à la porte de la salle à manger ; avant d'y pénétrer, le blond posa sa main sur l'épaule du jeune homme.

Bastian, tu voulais savoir ... maintenant, tu sais. Je ne te demande pas de me croire, je n'ai jamais forcé personne à le faire ; traite-moi de fou si tu le souhaites, cela ne changera rien pour moi te concernant. Sache simplement que Lysiane, au fond de son coeur, me faisait cette confiance infinie.

L'Ormerach ouvrit les portes et ils se dirigèrent vers la table ; Uriel fit un signe de tête à Yselda, la remerciant silencieusement de leur avoir laissé un intime instant de discussion. Rien n'était secret cependant, et il aurait partagé avec la Dame son récit, ce qui aurait certainement parfait son étiquette d'originalité dérangeante ...

Je serais plus bref dans ma seconde réponse ... oui ... je le savais ... et je voulais préparer ton esprit à ce fait, à cette douleur.

Tu sais, je fus médecin, j'ai vu les afflictions des corps et, de par mon expérience spirituelle, je suis à même de percevoir quand une âme est proche de sa finalité dans ce monde ...  mais tu penses bien qu'elle ne m'avait rien dit, elle n'aurait jamais souhaité nous inquiéter. Lorsque nous avons quitté Marseille, je savais que c'était notre dernière entrevue.

J'ai respecté son souhait non-formulé ... elle voulait te voir partir heureux, accompli, que tu partes le coeur léger vers ton Destin - à cet instant, elle avait terminé sa mission de mère. C'est paisible qu'elle a rejoint le Très-Haut ... et à ce jour, c'est à toi de poursuivre son oeuvre.

De ne t'avoir rien dit, tu peux bien sûr m'en blâmer et m'en tenir rigueur, je le comprendrai sans animosité et te pardonnerai inconditionnellement.

"Ite Missa Est" ... la messe est dite, pensa-t-il. Compréhensif et empathique, le voyageur ne s'assit néanmoins pas. Peut-être le maître de maison souhaiterait-il le congédier sur le champ.

Certes, il y avait encore beaucoup à dire ... tant de choses ... mais c'était une autre histoire. L'héritier de Goclad et de Lysiane pourrait ainsi mieux percevoir qui était cet étrange individu qui pendant des années avait gardé un oeil sur le monde, sans plus y intervenir ; comprendre aussi pourquoi il ne s'investissait plus ni en politique, ni en religion, estimant qu'au final, chacun avait en ses mains une partie des cartes pour jouer au Salut du Monde, mais que personne ne voulait les mettre en commun de peur de n'en retirer aucune récompense ...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: [RP] La Franche-Comté pleure une mère   

Revenir en haut Aller en bas
 
[RP] La Franche-Comté pleure une mère
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Le temps est éphémère...
» [Blog] Prototype du vaisseau-mère du Maître.
» Un accro du jeu en ligne tue sa mère et retourne jouer!
» La mère de Yuna et son père.
» La triste histoire d'un rêve éphémère

Permission de ce forum:Vous pouvez répondre aux sujets dans ce forum
Les Vadrouilleurs, Guilde marchande des Royaumes, Flotte commerciale :: Section RP :: Jeux de rôle-
Poster un nouveau sujet   Ce sujet est verrouillé, vous ne pouvez pas éditer les messages ou faire de réponses.Sauter vers: