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 Extrait de Santé Nature Innovation sur l'enrichissement des industriels de l'alimentation

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Lysiane
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MessageSujet: Extrait de Santé Nature Innovation sur l'enrichissement des industriels de l'alimentation   Mar 19 Aoû - 10:30

Citation :
Pourquoi il est si rentable de vous vendre des biscuits

Chère lectrice, cher lecteur,

Dans toutes les grandes entreprises qui fabriquent des bonbons ou des biscuits (mais cela vaut aussi pour les yaourts, desserts en tout genre, plats préparés), il y a un département très important appelé le « contrôle de gestion ».

Son travail consiste à réduire les coûts et augmenter les marges de toutes les manières possibles.

« Dégrader le produit »

Pour les produits alimentaires, le moyen le plus efficace de réduire les coûts est de modifier la recette pour économiser sur les matières premières.

Il s'agit de remplacer les ingrédients onéreux par des matières premières moins nobles, ou de doser différemment les ingrédients de la composition pour abaisser le coût de revient – très discrètement.

Les professionnels appellent cela « dégrader le produit ».

Cela consiste, à réduire la quantité de saccharose pour augmenter la dose de sirop de glucose, remplacer les bonnes graisses par des huiles végétales hydrogénées, de l'amidon, de la gomme de guar, augmenter le volume en rajoutant de l'eau et du gluten pour faire gonfler, et donner l'illusion à l'acheteur qu'il en a plus pour son argent.

Des entreprises spécialisées « aident » les industriels à cela, comme par exemple la société Chamtor, qui explique sur son site Internet :

« Les sirops de glucose employés en biscuiterie permettent de fabriquer des biscuits secs de qualité tout à fait comparable à celle des produits à base de saccharose.

L’utilisation de sirops riches en maltose permet d’améliorer la qualité des biscuits tout en augmentant le taux de substitution du saccharose (gain économique) sans risque de coloration excessive. Le H-MALTOR 70/80 donne des biscuits très lisses et brillants.

L’intérêt de GBS-P51 dans la fabrication des biscuits réside dans le fait que, pour une matière sèche identique, il réduit la viscosité. Ceci permet de réduire la quantité d’eau incorporée et par là-même, de diminuer les coûts énergétiques.

L’addition de GBS-P51 à 0,1-0,6 % permet également de réduire le retreint et l’ovalisation. » [1]

Le but est toutefois d'éviter que le consommateur moyen s'en aperçoive. Car bien entendu, les fabricants savent qu'ils perdront les acheteurs les plus avisés, dont certains se plaignent sur des forums Internet :

« Au moment même où j'ai remarqué que le Cornetto est devenu dégueul***, on passait la pub avec un slogan du genre “Le meilleur Cornetto de tout les temps”. Non mais s’il y a des gens qui se laissent prendre à ça, il faut les fusiller c'est pas possible… » [2]

Quand les changements se cumulent pendant plusieurs années, le produit peut ainsi dériver de façon incroyable. Mais la majorité des consommateurs, dont le goût a évolué au fur et à mesure des changements, ne s'en aperçoit pas.

Ils continuent à acheter aussi cher, et même plus cher, un produit qui coûte de moins en moins cher à produire. Et c'est ainsi que les industriels se remplissent les poches, tranquillement, sur le dos de ces acheteurs qui ne se méfient pas assez, et qui ne se doutent absolument pas de leurs pratiques.

Cas d'école : les biscuits Prince

Les personnes qui n'ont plus mangé de biscuits Prince depuis les années 80 seront tout étonnées de la texture des Princes nouvelle génération : ils s’émiettent, ne nourrissent pas, ressemblent à du polystyrène expansé et sont beaucoup plus sucrés.

De fait, les Princes actuels sont beaucoup plus légers qu'avant, et les ingrédients ne sont plus les mêmes : avant l'été 2008, le célèbre paquet de Prince LU pesait 330 g. À la rentrée, suivante, il ne pesait plus que 300 g, mais coûtait toujours le même prix. [3]

Le chocolat qui, jadis, touchait les bords, ne forme plus qu'un petit rond à l'intérieur à peine plus grand qu'une pièce de 2 euros.

Sur le paquet, il n'est d'ailleurs plus écrit « Prince au chocolat »… mais au « goût chocolat ».

C'est comme les pizzas de supermarché qui étaient autrefois faites avec du fromage et qui sont maintenant recouvertes de « préparation fromagère ». On imagine la « mama » avec toutes les éprouvettes dans la cuisine.

Sur les forums, les consommateurs s'accordent à dire qu'un des produits qui s'est le plus dégradé, en dehors des Princes, est la Danette [4]. Ils citent également Paille d'Or, Lu Petit Déjeuner, Kangoo, Pepito, le Galak, Lion et enfin Mars.

La nouvelle recette de Mars appelée Cœur fondant, introduite en 2007 soit disant « afin de s'adapter aux nouvelles demandes des consommateurs » [5], a perdu 16 % de son poids, mais est restée au même prix.

En revanche, il semble que les biscuits Chamonix, Thé et Petit Beurre soient restés semblables à ce qu'ils étaient autrefois, selon les témoignages des internautes.

Jouer avec la taille

Danone a imaginé une stratégie assez rusée pour ses crèmes dessert. Vendus par quatre, les pots de crème vanille ou chocolat pèsent 125 grammes. Vendus par douze ou par seize, ils ne pèsent plus que 115 grammes. « Réduire les portions, c'est réduire l'impact en terme de calories », explique Danone. Autrement dit : « On vous arnaque... mais c'est pour votre bien ! Cela vous évite de trop manger de nos produits qui sont mauvais pour la santé. »

Le pot de Jokey de 1 kg ne pèse plus que 850 grammes, les 4 petits pots de 100 g ne pèsent plus que 90 grammes.

Pour la plupart des marques, l'eau minérale est passée de 1,5 litre à 1,25 litre, l'eau Saint-Amand est passée à 1 litre, la Badoit à 0,75 L.

Le sucre en poudre, qui s'était toujours vendu au kilo, est aujourd'hui conditionné dans des sachets en plastique de 750 g.

Il n'y a plus que 16 dosettes de café au lieu de 18 dans les paquets L'Or Intense de Carte Noire… Mais l'apparence du paquet et le prix sont restés les mêmes.

L'imagination des commerçants est sans limites : des équipes entières passent leur vie à réfléchir aux moyens de vous faire payer plus pour leur produit, alors que vous même prenez votre décision d'achat en quelques secondes au supermarché.

La lutte est inégale. Revenez toujours au prix au kilo, et préférez les produits les plus simples, les plus naturels, les moins transformés, avec l'emballage le moins compliqué possible.

Toutefois, par solidarité avec les autres lecteurs de Santé Nature Innovation, je vous invite à continuer la liste des petits abus et grosses arnaques que vous aurez remarqués dans les rayons de votre supermarché, en cliquant ci-dessous sur « commenter cet article ».

Un moyen de se rendre service.

À votre santé !

Jean-Marc Dupuis
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Lysiane
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MessageSujet: Re: Extrait de Santé Nature Innovation sur l'enrichissement des industriels de l'alimentation   Mar 19 Aoû - 17:10

Voici la liste des ingrédients toxiques à éviter absolument quand vous faites vos courses :

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Lysiane
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MessageSujet: Re: Extrait de Santé Nature Innovation sur l'enrichissement des industriels de l'alimentation   Lun 15 Sep - 10:39

Suite...

Citation :
Arnaques au consommateur : la suite

Chère lectrice, cher lecteur

Suite à mon article paru le 19 août sur les petits abus et grosses arnaques (« Pourquoi il est si rentable de vous vendre des biscuits »), vous avez été nombreux à me signaler des choses qui clochaient dans vos marques préférées.

La liste des entourloupes est longue. Certaines marques :

réduisent le format de leurs produits tout en conservant le même prix,

remplacent les bons ingrédients par des ingrédients bas de gamme,

profitent de la confiance du client pour le berner dans les calculs (« Packs familiaux » parfois plus chers que la vente à l’unité).

Un lecteur signale que certains supermarchés « retardent » la mise à jour du différentiel de prix, entre prix en rayon et prix au passage en caisse, afin que la marge soit encaissée en leur faveur.

Je vous invite fortement à prendre connaissance de toutes les arnaques signalées par les lecteurs sur Pourquoi il est si rentable de vous vendre des biscuits.

Palmarès des plus belles arnaques

Plusieurs ont été signalées qui ne figuraient pas dans mon texte, et notamment :

Les fromages de chèvre au lait… de vache. Toujours vérifier l'étiquette de vos fromages de chèvre. Beaucoup sont fabriqués à partir de lait de vache aromatisé au chèvre sans que cela soit clairement indiqué sur l’emballage.

Les glaces vendues au litre : les fabricants de glace injectent un maximum d'air dans les crèmes glacées afin que la recette soit « plus onctueuse ». Ce qui réduit considérablement le poids du bac de glace : le litre de glace pesait auparavant 1 kg. Bien souvent, il ne pèse plus que 700 g. Attention en particulier aux glaces Mövenpick, autrefois de bonne qualité, et qui se sont dégradées depuis qu'elles ont été rachetées par Nestlé (poids réduit de 1 kg à 900 g, sucre remplacé par sirop de glucose, prix… en augmentation).

OeŒufs : la « douzaine » ne compte plus que 10 œufs (un problème que nous avions déjà signalé ; inconvénient supplémentaire : les produits vendus à la douzaine sont divisibles par deux, par trois, par quatre, par six ; à la dizaine, ils ne sont divisibles que par deux).

Les pâtes Barilla sont plus chères si l’on achète un paquet de 1 kilo que 2 paquets de 500 g.

Les barres chocolatées qualifiées d’énergétiques Ovomaltine ont diminué de taille mais pas leur paquet d’emballage, tout comme la plupart des barres de céréales type « Grany » et autres Mars. Une raison supplémentaire pour ne plus acheter aucun de ces produits désastreux pour la santé.

Se méfier du nouveau Ricoré, plus fluide qu'autrefois mais dont la chicorée noble a été remplacée par de la « fibre de chicorée », du chocolat Poulain dont la boîte est passée de 1 kg à 800 g (sans diminution de prix), et du jambon blanc Fleury-Michon dont les tranches seront bientôt aussi fines que du papier à cigarette.

Mention spéciale enfin pour :

1) Les rillettes Bordeau-Chesnel, dont le célèbre pot rouge a récemment été redessiné pour compter un fond à triple défoncement (du jamais vu dans le domaine) afin de réduire encore le volume réel. Si vous ajoutez l'épaisse couche de saindoux à la surface, la quantité de rillettes que vous récupérez est d'à peine la moitié de ce que la taille du pot vous laissait imaginer. Et là encore, le prétendu « format familial » est aussi désavantageux que les autres.

2) Le cas pathétique des « After Eights », dont le carré occupait autrefois toute la taille de son emballage individuel. Un lecteur avisé fait remarquer que « La petite encoche en haut de celui-ci était d’ailleurs faite pour qu’on puisse se saisir facilement de ce carré de chocolat fourré à la crème de menthe. Aujourd’hui, l’emballage est resté le même, mais tout le monde pourra constater que l’encoche ne sert plus à rien puisque l’After Eight a diminué, je dirais, d’un bon 25-30 % à vue de nez. Impossible d’atteindre l’After-Eight à partir de l’encoche : celui-ci est bien trop petit !!!! » (la suite ci-dessous)


La tarte aux cerises en plastique

Pour rester sur le thème des cochonneries vendues en grande surface, j'ai été très intéressé par un article qu’a signalé un lecteur sur un blog listant les produits chimiques utilisés pour la fabrication d'une tarte aux cerises de supermarché, depuis le champ de blé jusqu'à l'usine agroalimentaire. Extrait :

« Les cerises ont reçu entre 10 et 40 traitements de pesticides selon les années. Les cerises sont décolorées à l’anhydride sulfureux et recolorées de façon uniforme à l’acide carminique ou à l’érythrosine. Elles sont plongées dans une saumure contenant du sulfate d’aluminium, et à la sortie, reçoivent un conservateur comme le sorbate de potassium (E202). Elles sont enfin enduites d’un sucre qui provient de betteraves qui ont reçu leur bonne dose d’engrais et de pesticides. Ce sucre est extrait par défécation à la chaux et à l’anhydride sulfureux, décoloré au sulfoxylate de sodium, puis raffiné au norite et à l’alcoolisopropylique. Il est enfin azuré au bleu anthraquinonique. Par ces traitements, les cerises ayant donc perdu tout leur goût, il est nécessaire d’ajouter un parfum artificiel alimentaire. Ce parfum est une recréation synthétique du goût et de l’odeur à partir d’éléments artificiels issus de la chimie du pétrole. L’exemple développé est ici la cerise, mais est identique à de nombreux autres parfums. Le parfum artificiel de cerise se compose donc des molécules synthétiques suivantes : acétate d’éthyle, acéthyl méthylcarbinol, butyrate d’isoamyle, caproate d’ethyle, caprylate d’isoamyle, caprate d’ethyle, butyrate de terpenyle, géraniol, butyrate de geranyl, acetylacetate d’ethyle, heptanoate d’ethyle, aldéhyde benzoïque, aldéhyde p-toluique.»

Vous pouvez lire la suite ici :
http://clic.sante-nature-innovation.fr/t/EQ/VPo/W6A/ACZcog/AAowGw/NDMxNzV8aHR0cDovLzJjY3Iud29yZHByZXNzLmNvbS8yMDE0LzAzLzAxL2Jvbi1hcHBldGl0Lw./AQ/GiGz

Trois conseils pour survivre au supermarché

Bien regarder les prix au kilo : les camouflages que permet le packaging sont infinis.

Manger les produits les moins transformés possibles : un ingrédient simple n'est pas aussi facilement trucable qu’un aliment cuisiné, cuit, coupé, mis en sauce, hydrogéné, pulvérisé, pasteurisé.

Plus de trois ingrédients sur l'étiquette : danger. Moins il y a d’ingrédients différents, plus vous pourrez être confiant dans la nourriture que vous mangez. Un exemple, les jus d’orange : si vous voyez « jus d’orange à base de concentré », cela signifie qu’on a pris des résidus de purée d’orange mélangés à de l’eau et du sucre (oui, ils rajoutent du sucre). Alors que la mention « 100 % pur jus » saura vous garantir une boisson sans sucres ajoutés (ne vous réjouissez pas trop : les jus de fruit sont mauvais à haute dose car ils contiennent trop de sucre).

Merci à tous en tout cas pour votre contribution active !

À votre santé !

Jean-Marc Dupuis
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